jeudi 10.09.2026

Former autrement pour assurer la relève

Lionel Arlettaz présente de nouvelles approches pour la formation dans la construction suisse.

Les nouveaux profils de compétences, les méthodes d’apprentissage innovantes et les technologies modernes transforment la formation initiale et continue au sein du secteur de la construction. Lionel Arlettaz, directeur de l’École de la Construction et du Centre de formation des métiers de la construction dans le canton de Vaud, explique comment les prestataires de formation, les employeurs et les collaborateurs/trices façonnent ensemble cette évolution. 

Comment les exigences en matière de formation évoluent-elles?  

À l’image d’un secteur en pleine mutation, les exigences en matière de formation évoluent fortement. En effet, la formation n’est plus seulement synonyme d’acquisition d’un geste technique, mais également d’apprentissage de l’autonomie, de maitrise des normes, d’usage de nouvelles technologies et des aspects environnementaux.

Le projet pilote vaudois du CFC «Maçon génération Z» illustre bien cette nouvelle réalité: être plus attractif pour les jeunes. Cela passe par 10 semaines de vacances en première année avec un mécanisme dégressif au fil de la formation, davantage de flexibilité ainsi que l’acquisition de la théorie soutenue par l’intelligence artificielle. En définitive, il s’agit de mieux accompagner la transition entre l’école et le monde professionnel tout en maintenant un haut niveau d’exigence du métier.  

Qu’est-ce que cela implique pour les prestataires de formation?  

Cela signifie adapter les méthodes sans affaiblir les exigences. Il s’agit de proposer des parcours lisibles, motivants et parfois même plus individualisés. Si la pratique, le toucher de la matière et l’apprentissage des gestes restent centraux, l’intelligence artificielle, quant à elle, s’invite comme soutien à la formation chez les maçons/nes. En filigrane de ces avancées, il s’agit surtout de faire évoluer les jeunes dans des conditions proches de la réalité du chantier en mettant un accent tout particulier sur la sécurité. 

En quoi vos centres de formation se démarquent-t-ils?  

Nos centres de formations situés à Echallens et Tolochenaz, dotés d’outils modernes et d’un parc de machines fréquemment renouvelé, bénéficient d’un lien étroit avec les entreprises et les associations professionnelles. Le terrain d’exercice grandeur nature nous permet de dispenser cours et examens de machinistes du m1 au m7. De plus, la cohabitation sur le campus avec les autres métiers de la construction révèle un esprit de corps entre tous les enseignants/tes. Cela permet des synergies, comme sur les chantiers.   

Enfin, nous offrons un panel complet de la formation initiale à des formations supérieures en passant par la formation continue. Cela permet de ponts entre les différentes formations, mais également entre prestataires et fournisseurs. C’est du win-win à tous les niveaux.   

Qu’est-ce qui lie vos centres de formation à la SSE? 

La SSE est un partenaire essentiel qui défend une vision nationale de la formation initiale et supérieure. Son positionnement nous permet de promouvoir des formations reconnues et cohérentes, tout en nous inscrivant dans une réalité vaudoise. Par ailleurs, la SSE région Romandie nous a délégué la gestion administrative et logistique des examens de formation supérieure pour la Suisse romande. Ainsi, l’École de la construction est le point névralgique pour le conseil aux candidats/tes, pour l’admission des dossiers, des brevets et des diplômes et pour le soutien aux experts lors des examens. On travaille donc main dans la main avec la SSE, et ce, à plusieurs échelons.

Secret Link