mercredi 28.01.2026

Le plan d’action fonctionne

Malgré le plan d’action sur la pénurie de logements, la population continue de s’inquiéter et de voir les prix augmenter.

Le plan d’action ne va pas résoudre les problèmes que connaît le marché du logement. Mais il fournit un cadre et fixe un cap. La Baromètre des préoccupations UBS indiquait début décembre que «le marché du logement est devenu l’un des problèmes majeurs du quotidien de la population». Dans plusieurs enquêtes sur les principaux problèmes politiques menées ces dernières années, la pénurie de logements et le prix des loyers ont en effet gagné en importance et figurent parmi les plus souvent cités.

Or, le plan d’action sur lequel se sont accordés en février 2024 la Confédération, les cantons et les communes, ainsi que la société civile et les secteurs de l’immobilier et de la construction, aura bientôt deux ans d’existence. Une série de mesures profite au secteur de la construction, notamment celles qui visent à rendre les procédures de planification et d’autorisation plus efficaces. Le secteur bénéficie également d’une pondération claire des intérêts dans le développement urbain vers l’intérieur et d’un renforcement de la construction de logements à prix abordables. La situation du marché du logement a peu évolué. Il est de plus en plus tendu, et, à l’été 2025, le taux de logements vacants est passé sous la barre de 1%. Tous les grands foyers de populations enregistrent des baisses. L’activité de construction ne couvre toujours pas la demande en logements. Si le nombre de permis de construire est en hausse depuis 2024, les demandes d’autorisation sont reparties à la baisse en 2025, et l’horizon demeure pour le moins nuageux.

Était-il seulement réaliste de penser que le plan d’action allait déclencher un boom de la construction? Pas vraiment, car les mesures recommandées en matière de densification vers l’intérieur, de logements abordables et de procédures ne produiront leurs effets qu’à moyen et court termes. Leur seule mise en œuvre n’est pas non plus instantanée. C’est ce que montrait la première enquête après un an, alors qu’une seule mesure avait pu être mise en œuvre. Cinq sur trente-cinq l’ont été entre-temps.

En deux ans, le plan d’action a surtout permis de sensibiliser les pouvoirs publics et les acteurs concernés aux défis rencontrés sur le marché du logement. Il est non seulement devenu une référence dans le débat, mais aussi, conformément à ses objectifs, un point de départ pour des actions visant à améliorer les conditions-cadres permettant de créer davantage de logements et, surtout, à des prix abordables. Toutes les parties prenantes doivent apporter leur contribution. Le plan d’action est une sorte de guide de la coopération, qui nous concerne toutes et tous.